20160609 – Comics News :Les ventes numériques de comics ne cannibalisent pas les ventes physiques


(Ryan Hyde / CC BY-SA 2.0)

Une rapide prédiction aurait pu laisser penser que les comics au format numérique, moins chers que leurs équivalents papier, auraient eu un impact négatif sur les ventes physiques. Cependant, les données commerciales des ventes de comics books recueillies et traitées par le distributeur Diamond Comic et analysées par The Comics Chronicles, un site spécialisé dans l’analyse des ventes de secteur des comics, démontre que les ventes de comics — physiques comme numériques — de ces dernières années sont à la hausse. 

« Les comics numériques séduisent une clientèle différente : soit située loin d’un magasin de bandes dessinées, ou qui ne veulent pas, pour des raisons d’espace, se constituer une grande bibliothèque physique » expliquait à CNBC John Jackson Miller, l’écrivain américain de science-fiction qui suit assidûment les ventes de bandes dessinées depuis près de 20 ans, et qui est à l’origine de cette étude de marché, et qui réalise des études du marché des comics books régulièrement via le site Comichron

Les résultats de cette étude de marché réalisée par le distributeur Diamond Comic montrent que les ventes de comics books sur l’année 2015 ont augmenté de 7,17 % par rapport à 2014, et auraient rapporté 579 millions $. Après étude de ces données, John Jackson Miller a même classé les comics en fonction de leur popularité à la vente, à l’année. Marvel arrive en tête de liste avec les comics Star Wars et Secrets Wars, qui comptent respectivement 1.073.027 et 550.467 ventes. Le comics Star Wars, sans aucun doute, reste un des grands succès de l’année. En troisième position, l’on retrouve l’éditeur Boom, avec l’ouvrage Bravest Warriors Tales Holo John. 

 

Marvel éditeur dominant sur le marché, malgré une baisse des publications de comics en 2015

 

Cependant, cela n’empêche en rien l’éditeur Marvel d’être l’éditeur le plus présent sur le marché. Ce dernier a effectivement édité 41,82 % des comics présents sur le marché en 2015, ce qui équivaut à une hausse de 5,04 % par rapport à l’année 2014. En deuxième position, l’on retrouve DC comics, qui en a édité 27,35 %, suivi de l’éditeur Image et de ses 10,70 %. IDW arrive en quatrième position avec ses 4,84 %, puis vient Dark Horse (3,10 %). Boom (2,46 %), Dynamite (1,79 %), Valiant (1,06 %), Titan (0,95 %) et Archie (0,92 %) viennent clore ce classement. Les éditeurs indépendants ont quant à eux publié 4,98 % des comics books du marché des comics en 2015. 

Pour autant, entre avril 2015 et avril 2016, le nombre de sorties de nouvelles bandes dessinées a chuté : de 1.907, leur nombre est passé à 1.843. Par ailleurs, en prenant uniquement en compte les 7 plus gros éditeurs de comics (Marvel, DC, Image, IDW, Dark Horse, Boom et Dynamite), les chiffres tombent encore, avec 1500 nouveaux comics sortis en avril 2015 et 1317 en avril 2016.

 

La lecture numérique de comics en vogue, mais pas prête de détroner les comics papier

 

D’après les données fournies par Diamond Comic chaque mois depuis l’année 1996, Comichron, en partenariat avec IvC2.com, en est arrivé à fournir une estimation du marché des comics. En 2011, les ventes digitales de comics ont rapporté 25 millions $, en 2012, 70 millions $, en 2013, 90 millions $ et, en 2014, 100 millions $. 

Le secteur du comic papier est quant à lui passé de 414,61 millions $ en 2011, à 474,61 millions $ en 2012, puis à 517,66 millions $ en 2013, à 540,38 millions $ en 2014 et enfin à 579,12 millions en 2015. 

 

Graphique retraçant l’évolution des ventes de comics réalisées par le distributeur Diamond Comics.

 

 

D’après le site Teleread, les comics au format ebook peinent à détrôner les comics papier, car il est difficile de les lire sur les écrans des liseuses, trop petits pour les planches de BD. La tâche s’avère encore plus compliquée sur les écrans de smartphone, car il faudrait agrandir sans arrêt les pages, pour être en mesure de lire les textes. Autre élément qui détermine une préférence plus marquée pour le format papier : de nombreux comics séduisent les collectionneurs, qui peuvent l’ajouter à leurs bibliothèques. 

En prenant en compte les revenus des comics book papier, on remarque que ces derniers ont augmenté à la hausse au fil des dernières années, alors que la vente des BD numériques était déjà en vogue. Les recettes se sont maintenues à un moment où le distributeur de BD numériques ComiXology a mis en place son service « all-you-can-download », un abonnement qui permet de télécharger des milliers de bandes dessinées d’après une redevance mensuelle ou annuelle forfaitaire.

Cependant, le distributeur n’était pas le seul à avoir pris les devants : Scribd dispose de 10.000 comics et romans graphiques pour 8,99 $ mensuels. Marvel a également sa propre collection de 17.000 titres, pour 9,99 $, de même que Blitz Comic, avec 3000 titres pour 9,99 $ ou encore Archie Unlimited, avec toute la collection Archie pour 7,99 $. 

En 2014, les revenus numériques découlant de ces abonnements illimités ont engrangé des recettes atteignant 100 millions de $ — contre 1 million en 2009 —, d’après le magazine de commerce en ligne ICv2, spécialisé dans le suivi de ventes en ligne de BD. 

 

Source : Les ventes numériques de comics ne cannibalisent pas les ventes physiques

 

Avis Pimpf :Je fais partie de cette nouvelle génération de collectionneur qui cumule à la fois l’achat de comics papier et sous format électronique ( application Comixology / Marvel/DC)  pour le papier je privilégie les recueil / TPB ou vraiment l’achat de oldies  quand au format numérique je privilégie les sorties les plus récentes. cela fait un gain de place et de temps aussi ( oui ça évite d’aller en boutique toutes les semaines, certes ça coupe le lien humain et social mais avec nos vies de fous aujourd’hui c’est bien pratique…)  le fait de pouvoir lire sur un écran 9,5  »  de type IPAD  est pratique mais ne donne pas la même sensation globale de lire une page comme  un vrai comics une vrai BD ( je vous conseille la plateforme IZNEO pour les BD européeennes / franco-belge) cela permet de zoomer sur certaines parties des vignettes et des pages et de suivre dans le bon ordre chacune des vignettes des parties de la page des BD; Tous les BD ne s’y prêtent pas et les vues d’ensemble parfois manquent un peu . Par contre cela permet de voir en détail le travail des dessinateurs appliqués de s’approprier du coup de crayon  de l’artiste mais fait perdre cette vision globale  des pages des BD, je trouve mon plaisir sur les deux , et je suis content de passer aussi au numérique pour le gain de place ( je dois cumuler plus de 1000 comics papier pour sur et ça prend la place de 2 bibliothèques…. ça prend de la place et les murs ne sont pas extensibles…) les deux vont perdurer et si ils suivent l’exemple des leaders type Marvel qui propose avec chaque édition papier une version numérique de leur édition cela incite plus facilement les lecteurs à faire le pas entre les deux (à quand la même chose pour les livres classiques ce serait un vrai plus ). Personnellement oui j’adhère.

 

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